lundi 3 juillet 2017

Léa Bacal I : La marque de Anne BARDELLI


Résumé :

L'agent Léa Bacal n'est plus la même depuis sa confrontation avec Skull, l'originel. Elle apprend tant bien que mal à vivre sa nouvelle condition auprès de Hunter, son compagnon hybride. Mais la tranquillité ne dure pas : un lycanthrope sème la terreur dans la région. Il tue des jeunes femmes dont le seul point commun – et malchance – est leur ressemblance physique. Non content de les massacrer, le monstre marque leur front de lettres ou de chiffres. Quel message morbide veut-il laisser derrière ces signes sanglants ?

Avis :

À la recherche d'un petit livre pour me détendre, j'ai opté pour celui-ci. Léa, jeune étudiante, trouve sa famille assassinée par un vampire en rentrant chez elle. Cet évènement va changer tous ses objectifs de vie et elle entreprend de devenir agent du GIAR, c'est-à-dire le Groupe d'Intervention Anti-Renégat. En effet, les vampires et autres loups-garous ont fait leur coming-out, mais l'intégration n'est pas une évidence pour tous les êtres surnaturels. Ceux qui ne rentrent pas dans le rang et s'attaquent aux humains sont donc mis à mort. Nous suivons donc Léa, lors d'une de ses enquêtes au sein de son organisation, qui va la confronter au meurtrier de ses parents et de son frère.
De prime abord, tout ça, bien que classique, semble plutôt engageant. Pourtant, plein de petits détails m'ont laissée dubitative.
Le point le plus ennuyeux, c'est que je n'aime pas l'héroïne. Si dans l'introduction, elle avait acquis ma sympathie avec la mort de ses proches et son côté adolescente très réaliste, la suite m'a fait totalement déchanter. Léa s'avère dure, sans pitié, égocentrée et rebelle. Trop. Elle ne veut pas de coéquipier, n'écoute pas les ordres de son chef, et semble dédaigner la plupart des gens qui l'entourent. Si l'archétype de l'héroïne combattive et indépendante est de mise pour ce genre de roman, j'ai trouvé qu'ici, elle manquait parfois profondément d'humanité. Jamais elle ne remet ses actes en question et l'idée de tuer ne lui pose aucun problème de conscience.
D'un autre côté, alors qu'elle abhorre les vampires depuis que l'un d'eux a tué sa famille, son idylle avec un hybride ne semble lui poser aucun problème, ni le changement qu'elle subira suite à une confrontation avec le meurtrier qu'elle poursuit.
En fait, elle ressemble un peu à Anita Blake dans son attitude froide et déterminée, mais il manque quelque chose dans sa psychologie qui viendrait adoucir toute cette distance qu'elle met entre elle et le reste du monde.
Malgré tout, la lecture est agréable. Le style est simple et direct, et l'enquête se déroule sans soucis notoire. Je poursuivrai sans doute pour laisser une chance à Léa, mais je reste sceptique...