The remnant chronicles de Mary E. PEARSON

Résumé :

A princess must find her place in a reborn world.
She flees on her wedding day.
She steals ancient documents from the Chancellor's secret collection.
She is pursued by bounty hunters sent by her own father.
She is Princess Lia, seventeen, First Daughter of the House of Morrighan.

The Kingdom of Morrighan is steeped in tradition and the stories of a bygone world, but some traditions Lia can't abide. Like having to marry someone she's never met to secure a political alliance.
Fed up and ready for a new life, Lia flees to a distant village on the morning of her wedding. She settles in among the common folk, intrigued when two mysterious and handsome strangers arrive—and unaware that one is the jilted prince and the other an assassin sent to kill her. Deceptions swirl and Lia finds herself on the brink of unlocking perilous secrets—secrets that may unravel her world—even as she feels herself falling in love.

Traduction maison :

Une princesse doit trouver sa place dans un monde reconstruit.
Elle s'enfuie le jour de son mariage.
Elle vole des documents anciens dans la collection secrète du chancelier.
Elle est poursuivie par des chasseurs de prime envoyés par son propre père.
Elle est Princesse Lia, fille aînée de la maison Morrighan.

Le royaume de Morrighan est ancré dans ses traditions et les histoires d'un monde disparu, mais il y a certaines traditions que Lia ne peut respecter. Comme devoir se marier à quelqu'un qu'elle n'a jamais vu, pour sécuriser une alliance politique. Excédée et prête pour une nouvelle vie, Lia s'enfuit dans un village lointain le matin de son mariage et s'intègre parmi les gens du peuple. Intriguée par l'arrivée de deux étrangers beaux et mystérieux, elle ne sait pas que l'un est le prince éconduit et l'autre, un assassin envoyé pour la tuer. La trahison rôde et Lia est sur le point de découvrir de périlleux secrets — secrets qui pourraient changer son monde à jamais — alors qu'elle-même est en train de tomber amoureuse.

Avis :

Mon premier coup de cœur de l'année ! À mon grand regret, cette série n'est pas encore traduite, mais si vous vous sentez assez à l'aise en anglais, je vous encourage chaudement à vous lancer dans cette trilogie.
L'histoire démarre de façon assez classique : une princesse promise à un homme qu'elle ne connait pas, préfère s'enfuir plutôt que d'accepter un mariage sans amour. Elle part donc à l'insu de tous avec sa servante et meilleure amie, pour se cacher dans un petit village au milieu de nulle part. Elle veut repartir à zéro et rêve d'une vie simple, libre. Tout se passe bien jusqu'à ce que 2 hommes s'installent dans la petite auberge où elle travaille. Ils ont chacun une bonne raison de la chercher et bientôt, Lia sera rattrapée par son devoir.

Les chapitres se placent d'un point de vue interne, soit avec Lia, soit avec l'un des deux hommes. L'originalité, c'est que tout est fait pour nous laisser dans le flou et l'on ne sait pas lequel des hommes est le prince et lequel est l'assassin. On est donc pris dans l'histoire à tenter de deviner qui est qui. Puis, lorsqu'enfin ils dévoilent leur identité, tout est chamboulé et Lia part pour des contrées lointaines dans un pays ennemi. Confrontée à d'autres cultures, elle va découvrir que ce qu'on lui a enseigné depuis toujours n'est qu'une vérité tronquée voire un mensonge. À elle de tout remettre en question pour faire évoluer les mentalités de son peuple et changer la face du monde...

Difficile de résumer cette trilogie tant l'univers est riche et fouillé. Chaque détail a son importance et les chants ou contes qui débutent certains chapitres prennent tout leur sens au fur et à mesure que l'intrigue avance. 
L'amour est aussi présent sous forme d'un triangle amoureux. Si ce n'est pas votre tasse de thé, sachez qu'ici, il trouve une pleine justification et qu'il est indispensable à l'histoire. Les deux hommes sont d'ailleurs attachants, avec chacun leurs qualités et leurs défauts, mais aussi leur histoire et leurs failles.
Lia quant à elle, est une héroïne déterminée, forte et courageuse comme on les aime. Pas de niaiserie gratuite et une intelligence féroce. On ne peut que vouloir sa réussite et lui souhaiter le bonheur malgré les obstacles qui ne cessent de se dresser sur sa route.
Cette trilogie a tous les ingrédients d'une bonne histoire. Vous y trouverez des complots politiques et des batailles sanglantes, ainsi que des moments de franches camaraderies et des amis fidèles. Vraiment, tout est réuni pour passer un excellent moment de lecture. Mais surtout, ne prenez rien pour acquis car tout n'est que faux-semblant. Alors, à qui faire confiance ? Qui détient la vérité ? À vous de le découvrir. 

Ode à la tolérance et à l'importance d'échanger pour se comprendre, "the remnant chronicles" montre que côtoyer d'autres cultures et apprendre d'elles nous rend plus riches, et nous prouve que sous nos différences, nous sommes souvent bien plus semblables qu'il n'y parait.


Ma note :  

Métamorphose I : Exorde de Ericka DUFLO

Résumé :

Senna, 16 ans, cumule les écarts de conduite, à tel point que son père l'envoie dans un pensionnat. Elle y tombe rapidement sous le charme d'Ian, un garçon aussi beau que dangereux. Mais de plus gros dangers planent au-dessus de Senna : son corps subit des transformations douloureuses, dont elle ne comprend pas l'origine, comme la marque hideuse et boursouflée qui grossit dans son dos. Pourra-t-elle accepter la vérité sur ce qu'elle est vraiment ? Ian est-il un allié ou un ennemi ?


Avis :

Ce livre est le 1er tome d'une quadralogie. 
Avant tout, j'ai apprécié la couverture qui donne envie de découvrir l'univers. J'ai donc démarré ma lecture sur un bon a priori.

Le début est selon beaucoup de commentaires que j'ai vus, jugé assez ennuyeux. Ça ne m'a pas gênée, mais je suis très tolérante envers les longueurs donc, soyez prévenus :-) En fait, il se passe assez peu de choses avant que Senna ne quitte sa maison pour le pensionnat de sa nouvelle école. À partir de là, les évènements étranges vont s'accumuler, notamment autour de Ian, un garçon de l'école qui est immédiatement intrigué par Senna et réciproquement. Dommage que pour cette romance, on tombe dans les clichés : le garçon étrange qui semble mépriser la fille dès qu'il la croise puis qui lui avoue qu'il est attiré par elle parce qu'elle n'est pas comme les autres (c'est-à-dire qu'elle ne réagit pas à ses capacités hors du commun comme les autres filles), ça ne vous rappelle rien ? Eh oui, Twilight a une fois de plus fait des émules...

Côté points négatifs, il y a aussi le revirement de comportement de l'héroïne dès qu'elle arrive au pensionnat. Avant ça, elle jouait les rebelles, traînait chaque jour avec des jeunes à la réputation douteuse et ne s'investissait pas dans ses études. Puis d'un coup, elle redevient une enfant modèle qui a peur d'enfreindre les règles. Ça manque de réalisme. J'ai trouvé également que Senna manquait un peu de curiosité. Elle s’inquiète de la marque dans son dos. Elle sait que sa famille lui cache des choses mais elle n'insiste pas vraiment pour découvrir la vérité. Et que dire de la fin... Elle accepte bien trop facilement ce qu'on lui impose, alors qu'elle aurait tous les droits de se sentir trahie et de vouloir se battre.

C'est pourtant une lecture qui reste plaisante. Ça se lit vite et facilement. Le livre a aussi le mérite de mettre en lumière des créatures fantastiques peu usitées. J'ai pour ma part deviné assez tôt la nature de Senna mais je pense que le mystère pourra perdurer pour ceux qui n'ont pas de connaissance particulière en mythologie grecque.

C'est une série qui plaira aux adolescents. Le schéma est classique mais l'histoire est somme toute assez agréable et remplit son contrat. Je ne pense pas poursuivre parce que ça manque un peu de profondeur et le suspense n'a pas été au rendez-vous pour moi, mais nul doute qu'il plaira aux amateurs du genre.

Ma note :

Forbidden de Tabitha SUZUMA

Résumé :


Seventeen-year-old Lochan and sixteen-year-old Maya have always felt more like friends than siblings. Together they have stepped in for their alcoholic, wayward mother to take care of their three younger siblings. As de facto parents to the little ones, Lochan and Maya have had to grow up fast. And the stress of their lives—and the way they understand each other so completely—has also brought them closer than two siblings would ordinarily be. So close, in fact, that they have fallen in love. Their clandestine romance quickly blooms into deep, desperate love. They know their relationship is wrong and cannot possibly continue. And yet, they cannot stop what feels so incredibly right.

Traduction maison :

Lochan, 17 ans et Maya, 16 ans, se sont toujours vu plus comme deux amis que comme frère et soeur. Ensemble, ils ont pris la place de leur mère instable et alcoolique pour prendre soin de leurs jeunes frères et soeur. Etant de fait les parents des plus petits, Lochan et Maya ont grandi très vite. Le stress de leur vie et le fait qu'ils se comprennent si parfaitement l'un l'autre les ont également rapprochés bien plus que ne le sont habituellement deux membres d'une même fratrie. Tant rapprochés en fait, qu'ils sont tombés amoureux. Leur romance clandestine se transforme rapidement en un amour profond et désespéré. Ils savent que c'est mal et qu'ils ne peuvent pas continuer. Pourtant, ils ne peuvent stopper ce qu'ils ressentent comme si incroyablement juste.

Avis :

Ce livre, comme vous pouvez le constater, est en anglais. Mais il a tant remporté les suffrages que les internautes se sont mobilisés et une pétition a circulé pour que le livre soit traduit en français. Finalement, les droits ont été rachetés par Bragelonne et il sortira en France dans les mois à venir. De mon côté, je l'ai lu en 3 jours, chose assez rare pour être soulignée (surtout un livre en VO, car même s'il m'arrive de plus en plus de lire dans la langue de Shakespeare, je ne suis absolument pas bilingue)...

Le thème est très subversif et peut en rebuter certains. Pourtant, ce serait bien dommage de passer à côté de ce livre hors du commun. Alors oui, on parle d'amour entre un frère et une soeur. Oui, c'est choquant. Mais c'est si bien écrit. Si bien d'ailleurs que l'on est tiraillé avec eux par ces sentiments qu'ils savent être hors normes, interdits, mais qu'ils ne peuvent étouffer.

Et puis surtout, ce livre n'est pas tant une réflexion sur l'inceste et sa légitimité, que le récit d'une désespérance. Car ce livre est l'histoire d'une fratrie qui se débat pour survivre et renvoyer une image de normalité quand au contraire tout va mal. Un père absent, une mère alcoolique et égocentrique qui ne fait que de brèves apparitions dans la vie de ses enfants, et les voilà qui doivent tout prendre en charge, de l'organisation des corvées quotidiennes à la gestion des factures, en passant par l'éducation des plus jeunes. Les deux aînés se voient donc élevés au rang de parents qu'ils ne sont pas et sont écrasés par le poids de tout ce qu'ils ont à gérer. Sans compter que Lochan souffre d'une phobie sociale qui le force à dépasser ses limites pour le bien de ses frères et soeurs, pas toujours conscients de ses sacrifices. Seule Maya le comprend et c'est comme ça que tout s’enchaîne.

Tout le long du roman, on souffre avec ces ados qui jonglent avec les responsabilités qui leur sont imposées, jusqu'au final, inévitable et si poignant à la fois. Roman sombre donc, qui sait rendre les émotions de façon si juste qu'à aucun moment on ne ressent de malaise face aux relations incestueuses qui sont décrites ici. Il s'agit simplement d'amour, celui que l'on donne et que l'on reçoit de façon totalement désespérée quand rien autour n'apporte de bonheur et ne semble briller si fort. Et le tour de force de l'auteur est d'avoir su éclairer d'une touche de lumière le final qui aurait pu plonger le lecteur dans les abîmes d'un désespoir sans retour.

Maintenant, si je dois émettre quelques réserves pour un avis totalement objectif, c'est un livre assez lent. Pas vraiment d'action ici même si des scènes fortes émaillent l'ensemble. Par ailleurs, dans la relation interdite des frère et soeur, c'est toujours la fille qui pousse à la faute tandis que le plaisir charnel éprouvé est presque exclusivement l'apanage du garçon. La constante peut amener à se poser des questions sur la vision de l'auteur à ce niveau, mais le reste de leur amour est si beau et absolu qu'on lui pardonne. Enfin, le personnage de la mère est à mon sens sous exploité. Elle n'apparait que pour laisser de l'espace et de l'intimité aux 2 ados et pour enfoncer le clou quant à son comportement inacceptable. Au lieu d'en faire un personnage essentiel de l'histoire, elle ne fait que servir l'intrigue et le fil est un peu trop gros.

Pour autant, et malgré ses petits défauts, c'est une lecture qui vaut le détour, indéniablement. Voila un livre que je conseille, tout simplement pour la plume de l'auteur et la justesse des sentiments. Mais aussi pour lire ce que peut être la réalité de certaines familles en perdition, malheureusement.

Ma note :

Alice Royale de Céline MANCELLON

Résumé :

Suite à un étrange e-mail, Alice Royale, enquêtrice fraîchement libérée du Centre des Êtres Clonés, se rend dans une discothèque où Humains et Vampires se côtoient. Sa nature l'a dotée de facultés psi lui permettant l'immunité contre les attaques psychiques des créatures aux dents longues. Mais à peine a-t-elle accepté la mission qu'une autre se présente à elle... et son partenariat avec l'inspecteur Villard, spécimen masculin un brin chatouilleux et susceptible, risque fort de perturber la petite vie tranquille qu'elle menait jusque-là.

Mon avis :

Nous voilà donc dans de la bit-lit plutôt classique sur la forme, mais qui a su se démarquer par quelques particularités, notamment son héroïne : Alice n'est pas une femme comme les autres, elle est un clone. De ce fait, elle a été élevée pour remplir son rôle dans la société, mais côté éducation sentimentale, c'est le néant. Et, une fois n'est pas coutume, le mâle qui retient son attention est un humain (les choses se compliquent au final, mais tout de même, c'est assez rare pour être souligné).

En dehors de cela, on retrouve très vite les codes du genre. Un meurtre et une disparition vont l'amener à enquêter au côté d'un flic humain (1er prétendant). Elle se rend donc dans une discothèque gérée par 2 frères vampires et dont l'un (Julius, le 2e prétendant) va tomber sous son charme, sa curiosité attisée par le total hermétisme d'Alice face à ses pouvoirs de séduction. Pour l'aider, elle va également s'allier à un roi démon (3e prétendant) qui lui non plus ne va pas cacher son attirance pour la jeune femme.

Côté style, rien d'exceptionnel, mais après tout, c'est une lecture détente sans prise de tête. L'histoire elle-même ne révolutionne pas le genre et l'on retrouve le cliché habituel de la fille physiquement banale qui va attirer tous les mâles les plus séduisants de la région. Etant clone, elle dispose de certaines capacités parapsychiques. Alice a hérité d'un 6e sens ultra-développé. Du moins, c'est ce qui est dit car on ne voit pas bien ce que son "pouvoir" apporte à l'histoire. Malgré tout, l'enquête est suffisamment bien ficelée pour que l'on y croit et la naïveté de l'héroïne apporte un brin de fraicheur bienvenu.

Le roman est court et se lit rapidement, parfait si vous voulez vous évader le temps d'un après-midi. Les personnages masculins ont chacun leur charme et vous trouverez forcément l'un d'eux à votre goût. La fin laisse entendre une évolution dans les capacités surnaturelles d'Alice et j'avoue avoir été particulièrement intriguée par le Hunter démon qui semble cacher bien des secrets !

Ma note :

Onéida de Yolaine Champagne

Résumé

« Bien des espoirs reposent sur celle qui un jour a disparu… »

Retrouvée à l’âge de quelques mois, sans identité, Célia rêve de comprendre d’où elle vient et de retrouver sa famille. À 21 ans, lorsqu’enfin elle découvre deux indices sur ses parents, elle se rend en Gaspésie, en plein cœur des montagnes, pour en apprendre davantage. Elle s’y lie d’amitié avec Noah, qu’elle aimerait si facilement d’amour, si ce n’était de ce petit inconvénient… 
La recherche de ses origines la mènera dans une aventure qui ne fait que commencer, à moins que certains secrets du passé ne fassent tout basculer en décidant de réclamer leur dû… Célia n’aura d’autre choix que de s’armer de courage, croire en l’incroyable, et rien de moins que d'accepter l’inacceptable : la vérité !

Avis

Aujourd'hui, je vais vous parler du premier roman d'une auteur canadienne qui a choisi l'auto-publication.

"L'éveil des secrets" est le premier tome d'une trilogie, dont la suite devrait paraitre cette année. On y découvre Célia, une jeune femme orpheline qui ne connait rien de ses origines. Un jour qu'elle examine l'écharpe porte-bébé dans laquelle on l'a retrouvée vingt ans plus tôt, de nouveaux éléments se font jour et l'amènent à partir en quête de son identité. Au cours de ce voyage, elle va trouver l'amour mais aussi s'apercevoir qu'une certaine forme de magie existe encore. Malheureusement, tout n'est pas rose et une sombre prophétie s'apprête à la rattraper, menaçant sa vie. 

Si ce premier roman n'est pas exempt de défauts, il n'est pas non plus dépourvu de charme. Les personnages y sont dépeints avec beaucoup de fraicheur et de détails qui les rendent attachants. On suit avec plaisir les aventures de Célia dont la narration à la première personne fait la part belle à l'humour. En effet, l'héroïne, bien loin des clichés de femme forte et parfaite, s'avère très humaine et se montre positive devant l'adversité, quoi que le sort lui réserve. Elle est épaulée dans sa quête par un homme au physique de rêve (romance oblige ;-)), mais un élément inattendu indique que le 2e volume ne développera peut-être pas l'histoire d'amour la plus évidente.
Si quelques tournures de phrases peuvent paraitre étrange, il faut se rappeler que l'auteur est canadienne et que son écriture renvoie donc certaines expressions de son pays. C'est parfois déstabilisant mais aussi, souvent amusant ! Le style en lui-même, s'il est simple, permet de s'immerger immédiatement dans la lecture et les pages défilent sans accroche. L'intrigue s'appuie sur des faits  et lieux réels ce qui est intéressant. L'on a presque envie de partir en Gaspésie pour voir si la magie ne nous inviterait pas dans un village oublié par le temps.

A noter que l'auteur s'est impliquée dans toutes les étapes de création de son livre, que ce soit la maquette du manuscrit, la couverture, et même un trailer vidéo à découvrir sur son site : Dans ma tête d'apprentie romancière (vous pourrez également y découvrir les premières pages du livre).
Alors, donnez une chance à cette nouvelle auteur dont la bonne humeur communicative se reflète avec bonheur dans ses écrits !

Ma note :

Beautiful bastard de Christina LAUREN

Résumé :

Brillante, travailleuse, et sur le chemin d’un MBA, Chloe Nills n’a qu’un problème : son patron, Bennett Ryan. Il est exigeant, brusque, inconsidéré – et complètement irrésistible. Un Beau Bâtard (*Beautiful Bastard).
Bennett a quitté la France pour revenir à Chicago et prendre un rôle primordial dans la grosse entreprise familiale. Il n’aurait jamais imaginé que l’assistante qui l’aidait depuis l’étranger était cette magnifique, innocente et provocante créature – créature qu’il a maintenant sous les yeux quotidiennement. En dépit des rumeurs, il n’a jamais été du genre à avoir une aventure sur son lieu de travail. Mais Chloe le tente tant et si bien... qu’il est prêt à briser ses règles si cela signifie l’avoir. Partout dans le bureau.
Alors que leurs appétits pour l’un l’autre augmentent jusqu’au point de non-retour, Bennett et Chloe doivent décider exactement ce qu’ils sont prêts à perdre afin de gagner l’autre.

Avis :

Ce livre est un peu spécial pour moi parce que je l'ai découvert en audiobook. Comme je veux améliorer mon anglais, je me suis essayé à ce nouveau format et je dois dire que l'expérience a été concluante.
Ce livre est donc facilement abordable en anglais si vous voulez le découvrir en V.O. Je tiens d'ailleurs à signaler que la version audio est très agréable. La diction est bonne, les mots bien articulés et la lecture est suffisamment lente pour permettre de bien assimiler le texte.

Revenons-en à l'histoire quand même, puisque que c'est un peu l'objet de la chronique :-) Je lis peu de romance contemporaine donc je n'ai pas de point de comparaison, mais j'ai trouvé ça plutôt divertissant. Ça reste un schéma classique : un mec beau mais horripilant, une fille belle et douée dans son travail, et nous voilà avec un duo qui se lance des piques sans arrêt mais qui ne peut résister à l'attirance qu'ils ont l'un pour l'autre. 

Si vous aimez le genre, nul doute que vous apprécierez cette lecture. On alterne les points de vue entre les deux personnages ce qui permet de comprendre les agissements de l'un qui semblent parfois irrationnels à l'autre.
Je regrette quand même le manque de surprise et de rebondissement. Le principal obstacle à leur relation est facilement surmonté une fois qu'ils admettent leurs sentiments. L'histoire en elle-même reste simple et tourne principalement autour des rencontres charnelles et les frustrations de nos héros. En résumé, une lecture sympathique pour passer le temps et se détendre.
Pour les plus accros, à noter que ce livre est le premier d'une série. Les suivants relatent les histoires d'amour de personnages secondaires ;-)

Ma note :

Phobos - Tome 1 de Victor DIXEN

Résumé :


Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.

Ils veulent marquer l’histoire avec un grand H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Elle veut trouver l’amour avec un grand A. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour… Même si le rêve tourne au cauchemar, il est trop tard pour le regretter.

Mon avis :

Ce livre a déjà été beaucoup chroniqué, mais j’ai voulu ajouter ma pierre à l'édifice pour nuancer peut-être les avis très positifs que l’on peut lire un peu partout. Alors, non, ce livre n’est pas mauvais. Mais il n’est pas parfait non plus.

Le style est simple et direct, ce que l’on recherche en somme pour un roman de ce genre. Le pitch de départ est intéressant et original : la télé-réalité, qu’on le veuille ou non, a aujourd’hui envahi nos écrans au point de devenir un rêve d’avenir pour certains jeunes. Quoi de plus naturel alors, que de les attirer en imaginant l’émission ultime : celle où l’on suit 12 ados dans leur voyage vers Mars et leurs tentatives de séduction pour former des couples sur la planète rouge. Le seul hic, c’est que justement, si vous vous attendiez à voir les personnages durant leur speed-dating et comprendre comment les affinités se créent, vous en serez pour vos frais. Bien sûr, on assiste à certaines séances au parloir, mais c’est finalement assez succinct. L’intrigue se concentre essentiellement sur le complot qui a conduit ces jeunes à se lancer dans l’aventure malgré les risques gardés secrets par un petit groupe avide d’argent et de pouvoir.

On alterne ainsi les chapitres entre la Terre et la station spatiale ce qui met en exergue le décalage entre les sentiments des adolescentes (oui, car on suit les filles. Les garçons sont un peu laissés pour compte dans ce tome), et ce que les gens perçoivent d’elles vu de l’extérieur. En cela, c’est plutôt réussi, avec toutes les dérives et les conséquences disproportionnées que l’on peut observer. Le point de vue très ironique et acerbe de la grande méchante du livre est également assez percutant, car il exacerbe la différence entre l’image qu’elle renvoie à ses protégées, et ce qu’elle est vraiment.

Mais, la façon qu’a Serena d’expliciter tout ce qu’elle dit ou fait sonne affreusement faux. On sent terriblement ici le besoin de l’auteur de faire passer des informations au lecteur. Et encore, si ce n’était que quelques passages au début du livre pour la mise en place… mais non. C’est comme ça tout le long du roman et pour moi, ça ne passe pas. Un tel manque de naturel dans les dialogues me sort complètement de ma lecture. Par ailleurs, tout est très manichéen. Il n’y a aucune nuance dans le caractère des personnages. Si Serena aurait pu gagner en capital sympathie grâce à sa fille, l’effet est gâché par son comportement, à l’image de ce qu’on attend d’elle : froid et autocentré.

Les prétendantes, et en particulier Léonor qui incarne le point de vue à l’intérieur du vaisseau, auraient pu être attachantes. Malheureusement, l’auteur ne prend pas le temps d’approfondir leur psychologie et le tout est finalement survolé. Pourtant, il y avait matière à des choses intéressantes, car tous les adolescents ont été choisis en raison de leur passé tourmenté. Au final, j'ai été plus intriguée par deux personnages restés sur Terre et que l'on voit peu : un jeune prodige de l'informatique qui cherche des réponses au sujet de son père, et une jeune fille qui trouve les siennes dans la drogue.

Alors, peut-être ne suis-je tout simplement pas le public visé, mais si la lecture est restée somme toute plaisante, elle ne me pousse pas outre mesure à lire la suite. Même la fin, dont j’avais lu partout qu’elle nous laissait sur un suspense insoutenable, ne m’a pas renversée. Pour moi, on sait très bien ce qui va se passer et le cliffhanger (déclenché par un évènement que l’on attend depuis le début du livre ou presque), m’a laissée de glace...

Ma note :

Léa Bacal I : La marque de Anne BARDELLI

Résumé :

L'agent Léa Bacal n'est plus la même depuis sa confrontation avec Skull, l'originel. Elle apprend tant bien que mal à vivre sa nouvelle condition auprès de Hunter, son compagnon hybride. Mais la tranquillité ne dure pas : un lycanthrope sème la terreur dans la région. Il tue des jeunes femmes dont le seul point commun – et malchance – est leur ressemblance physique. Non content de les massacrer, le monstre marque leur front de lettres ou de chiffres. Quel message morbide veut-il laisser derrière ces signes sanglants ?

Avis :

À la recherche d'un petit livre pour me détendre, j'ai opté pour celui-ci. Léa, jeune étudiante, trouve sa famille assassinée par un vampire en rentrant chez elle. Cet évènement va changer tous ses objectifs de vie et elle entreprend de devenir agent du GIAR, c'est-à-dire le Groupe d'Intervention Anti-Renégat. En effet, les vampires et autres loups-garous ont fait leur coming-out, mais l'intégration n'est pas une évidence pour tous les êtres surnaturels. Ceux qui ne rentrent pas dans le rang et s'attaquent aux humains sont donc mis à mort. Nous suivons donc Léa, lors d'une de ses enquêtes au sein de son organisation, qui va la confronter au meurtrier de ses parents et de son frère.
De prime abord, tout ça, bien que classique, semble plutôt engageant. Pourtant, plein de petits détails m'ont laissée dubitative.
Le point le plus ennuyeux, c'est que je n'aime pas l'héroïne. Si dans l'introduction, elle avait acquis ma sympathie avec la mort de ses proches et son côté adolescente très réaliste, la suite m'a fait totalement déchanter. Léa s'avère dure, sans pitié, égocentrée et rebelle. Trop. Elle ne veut pas de coéquipier, n'écoute pas les ordres de son chef, et semble dédaigner la plupart des gens qui l'entourent. Si l'archétype de l'héroïne combattive et indépendante est de mise pour ce genre de roman, j'ai trouvé qu'ici, elle manquait parfois profondément d'humanité. Jamais elle ne remet ses actes en question et l'idée de tuer ne lui pose aucun problème de conscience.
D'un autre côté, alors qu'elle abhorre les vampires depuis que l'un d'eux a tué sa famille, son idylle avec un hybride ne semble lui poser aucun problème, ni le changement qu'elle subira suite à une confrontation avec le meurtrier qu'elle poursuit.
En fait, elle ressemble un peu à Anita Blake dans son attitude froide et déterminée, mais il manque quelque chose dans sa psychologie qui viendrait adoucir toute cette distance qu'elle met entre elle et le reste du monde.
Malgré tout, la lecture est agréable. Le style est simple et direct, et l'enquête se déroule sans soucis notoire. Je poursuivrai sans doute pour laisser une chance à Léa, mais je reste sceptique...
Ma note :

FItz and the Fool : Assassin's fate de Robin HOBB

Résumé :

Fitz’s young daughter, Bee, has been kidnapped by the Servants, a secret society whose members not only dream of possible futures but use their prophecies to add to their wealth and influence. Bee plays a crucial part in these dreams—but just what part remains uncertain. As Bee is dragged by her sadistic captors across half the world, Fitz and the Fool, believing her dead, embark on a mission of revenge that will take them to the distant island where the Servants reside—a place the Fool once called home and later called prison. It was a hell the Fool escaped, maimed and blinded, swearing never to return. For all his injuries, however, the Fool is not as helpless as he seems. He is a dreamer too, able to shape the future. And though Fitz is no longer the peerless assassin of his youth, he remains a man to be reckoned with—deadly with blades and poison, and adept in Farseer magic. And their goal is simple: to make sure not a single Servant survives their scourge.

Traduction maison :

La fille de Fitz, Abeille, a été kidnappée par les Serviteurs, une société secrète dont les membres, outre rêver des futurs possibles, utilisent leurs prophéties pour augmenter leur fortune et leur influence. Abeille joue un rôle crucial dans ces rêves, mais ce rôle reste incertain. Tandis qu'Abeille est entraînée par ses kidnappeurs sadiques à travers la moitié du monde connu, Fitz et le Fou, la croyant morte, embarquent pour une mission de revanche qui les emmènera jusqu'à l'île lointaine où résident les Serviteurs - un lieu que le Fou avait autrefois appelé foyer avant qu'elle ne devienne sa prison. C'est un enfer que le Fou a quitté, mutilé et aveugle, jurant de ne plus jamais y retourner. Mais, malgré toutes ses blessures, le Fou n'est pas aussi faible qu'il n'y parait. Il est également un rêveur, capable de façonner le futur. Et même si Fitz n'est plus l'assassin hors pair de sa jeunesse, il reste un homme à craindre, mortel avec des lames et du poison, et doué de la magie des Loinvoyant. Leur but est simple : s' assurer qu'aucun Serviteur ne survive à leur courroux.

Avis :

Ce livre, je l'attendais depuis deux ans. Depuis le tome précédent en fait. Et je le redoutais aussi, car il conclue une bonne fois pour toute les aventures de Fitz et du Fou. J'ai débuté cette série il y a presque 15 ans, et j'ai depuis quasiment tout lu de l'auteur. C'est malgré tout cette saga qui garde ma préférence, pour l'histoire et ses personnages.
Alors, cette conclusion tient-elle toutes ses promesses ?
Je suis un peu mitigée, même si ça reste une magnifique saga. En fait, le terme exact, c'est que je suis frustrée. L'histoire se termine de façon logique, comme je m'y attendais, et en cela, je suis comblée. Mais la façon dont tout se déroule... Nos deux héros, loin de se rapprocher dans l'adversité, semblent tous deux se sentir incompris et du coup, s'enferment dans leurs problèmes sans se confier ni mettre tout à plat. Abeille, au lieu de faire le lien entre eux, les éloigne à chaque nouvelle révélation. Tout n'est que non-dits et amertume.
À l'inverse, les passages qui racontent le périple d'Abeille sont palpitants quoique violents. La pauvre devra faire face à bien des tortures sous le joug de ses kidnappeurs... C'est d'ailleurs, sans nul doute le livre dans lequel l'auteur est la plus dure envers ses personnages. Je me suis même attachée à cette enfant, ce qui n'allait pas de soi au début. Les épreuves la changent, l'endurcissent jusqu'au point de non retour.
À travers leur périple, nos héros relient tous les mondes de la saga (les 6 duchés, Terrilville, le désert des pluies, Jamaillia, les rivages maudits, la baie des pirates, l'île des autres...). Toutes les questions trouvent leurs réponses et l'on découvre le monde des prophètes blancs ainsi que leur relation avec les dragons et les serpents.
La fin, telle une boucle, se referme comme il se doit, sans surprise mais avec satisfaction. Je regrette juste qu'aucune discussion à coeur ouvert n'ait eu lieu avant le final. Sans compter que, pauvre Fitz, rien ne lui sera épargné, jusqu'à la dernière seconde...
Si cette fois c'est certain (ou presque ?) les aventures de Fitz et du Fou sont belles et bien terminées, les dernières lignes laissent ouverte une suite avec le personnage d'Abeille. Alors qui sait, peut-être Mme Hobb nous emmènera-t-elle encore pour un autre voyage dans le monde des... 7 duchés. Et si c'est le cas, je l'y rejoindrai sans hésitation !

Ma note :

Dark and dangerous love de Molly NIGHT

Résumé :

2438. La terre est dominée par les vampires et les humains ne sont rien d’autre qu’objets de plaisir et nourriture pour les immortels. Le plus vieux et le plus puissant d’entre eux, Atticus, est le roi de ce nouvel ordre mondial.
Issue d’une famille de notables humains, Evelyn Blackburn souhaitait une vie simple auprès de l’homme qu’elle aime, Ethan. Malheureusement le destin en décide autrement. Pourtant réputé sans coeur ni compassion, le souverain Atticus tombe fou amoureux de cette jeune humaine et exige qu’elle vienne vivre avec lui au palais. À 18 ans, Evelyn devra quitter sa famille et ses amis pour vivre aux côtés du roi. Éprise de liberté et rebutée par les vampires, elle a bien du mal à accepter ce qui lui est imposé.
Comment échapper à la créature la plus puissante sur Terre ? Evelyn trouvera un soutien inattendu en la personne de Lord Hansel, vampire aux yeux verts, qui s’avère être l’un des plus proches amis du roi Atticus.

Avis :

Je vais être très sévère avec ce livre parce que je n'ai pas du tout adhéré. Pour dire vrai, je ne l'ai même pas fini. J'ai dû arrêter ma lecture à la moitié du roman et encore.
J'ai vu passé cette année ce nouveau genre : la dark romance. Je ne connaissais pas et j'étais curieuse. J'ai donc choisi de découvrir "Dark and dangerous love" car j'aime les univers vampiriques. À noter que l'auteur s'est fait connaitre via la plateforme Wattpad.
La dark romance porte bien son nom : c'est un univers sombre, où les histoires d'amour ne sont ni douces ni romantiques. D'ailleurs, je suis très déçue des éditions Hugo roman à ce sujet : pour attirer le lecteur, ils n'ont rien trouvé de mieux que de placarder sur la 4e de couverture la petite phrase : "Si vous avez aimé Twilight, vous allez adorer Dark and dangerous love". Je trouve ça totalement inapproprié voire dangereux. Car ce livre n'a rien en commun avec la gentille histoire entre Edward et Bella, et c'est pousser les plus jeunes à acheter un livre qui ne leur est pas destiné. Ce livre est à réserver à un public averti, assez mature pour mettre de la distance entre lui et le texte. Ce n'est PAS un livre pour pré-ado.
Qu'on soit bien clairs : je ne suis pas prude et j'aime les univers sombres. Seulement, il faut savoir remettre les choses en perspective. Le gros problème ici, ce sont les personnages qui commettent des actes impardonnables mais que tout le monde ne cesse de justifier, jusqu'à la victime elle-même. Et ça, non, je ne suis pas d'accord. Les discours du genre "il faut l'excuser s'il est violent, c'est parce qu'il t'aime trop" ou bien "c'est de ma faute s'il m'a frappé, je l'ai énervé" avec une culpabilisation systématique de la victime et une perpétuelle justification de la violence, du viol et j'en passe, c'est juste pas possible. Ce qui me fait le plus peur, ce sont certains commentaires d'ados qui disent adorer Atticus et cette histoire d'amour. Non ! Ce n'est pas de l'amour, c'est de la domination malsaine ! Comment peut-on laisser croire à des jeunes filles que ce type de relation est excitant et que l'on doit espérer un happy-end avec les 2 héros qui filent le parfait amour ? Je ne comprends même pas comment le personnage d'Atticus peut plaire à qui que ce soit... En fait, je ne comprends pas d'ou vient ce courant littéraire. Si le sado-maso a été remis à la mode avec "fifty shades", il y avait encore une certaine notion de respect de l'autre et de recherche de plaisir mutuel, quand ici, il n'est question que d'assouvir des pulsions égoïstes sans se soucier du/de la partenaire. Comment peut-on alors appeler ça de la romance ? Il n'y a décidément rien de sentimental là-dedans.
A côté de ça, si l'univers semble intéressant, il n'est pas vraiment exploité (pour ce que j'en ai lu du moins). On tourne en rond dans cette relation forcée, entre le vampire caractériel qui force sa belle à le satisfaire ou la frappe selon les cas, et la fille qui se désespère de cette situation. En dehors de ça, il ne se passe pas grand chose. 
Définitivement, je passe mon tour. Peut-être existe-t-il d'autres livres de dark romance qui sont plus addictifs et construits, mais cette expérience ne me donne pas l'envie d'y revenir...

Ma note :

Le pacte d'Emma de Nine GORMAN

Résumé :

Je pensais qu'en me lançant dans ce pacte je risquais seulement ma vie, mais c'est ma raison qui est en train de s'envoler.
Je l'ai embrassé, mais ce n'est pas ce qui est le plus déraisonnable.
Ce qui l'est,
C'est que j'ai aimé ça.

Pour en dire un peu plus : Emma est atteinte d'une maladie neurodégénérative dont elle sait l'issue fatale. Elle décide de quitter sa petite ville natale pour New-York et l'anonymat que cela peut lui procurer. En effet, elle veut découvrir de nouvelles choses et passer le temps qui lui reste auprès de gens qui ne la définiront pas uniquement par sa maladie. Au cours d'une sortie entre amies, elle découvre l'existence d'un vampire. Lui vient alors l'idée que le vampirisme serait peut-être une solution à tous ses problèmes...

Avis :

Cette chronique sera un peu particulière parce qu'une fois n'est pas coutume, je vais user de spoilers.  J'ai trop de choses à dire.
Pour la petite histoire, Nine GORMAN est une booktubeuse reconnue dans l'univers de booktube. Si vous ne savez pas ce que c'est, je vous l'explique en 2 mots : il s'agit d'une section de youtube où des amateurs de lecture font part de leurs avis et découvertes livresques en vidéo. J'ai vu plusieurs de ses vidéos et apprécié sa façon de faire. Je me suis même découvert certains goûts communs avec elle. C'est par le biais de sa chaine que j'ai appris qu'elle écrivait et que son livre allait être édité. J'étais donc d'autant plus curieuse de me lancer dans la lecture d'un livre que son auteur ne m'était pas tout à fait inconnue. À savoir que l'histoire a été publiée en premier lieu sur wattpad avant d'avoir été éditée chez Albin Michel.
Tout ça pour dire que j'en attendais beaucoup. Un peu trop sans doute...

Pourtant, c'était bien parti. Le pitch me plaisait vraiment. L'histoire de la fille malade prête à tout pour ne pas mourir, quitte à devenir un vampire et à passer je ne sais quel pacte avec un monstre, ça avait de quoi me faire saliver ! Et au début, ça se présentait bien : Emma est un personnage convaincant et touchant avec un rapport à sa maladie bien retranscrit, entre colère et inéluctabilité. Les premières pages s'enchainent, le style est simple mais clair et entrainant. Et puis la romance débarque et là... patatras.
Passe encore les premiers clichés, référence à des oeuvres littéraires appréciées de l'auteur. Pour en nommer quelques uns : la fille vierge et innocente qui attire le milliardaire ténébreux dont le premier échange se fait lors d'un entretien au dernier étage d'un l'immeuble (bonjour Christian Grey), mais aussi les frères vampires, l'un attentionné et charmant, l'autre violent et manipulateur qui sont attirés par la même fille (bonjour Stephen et Damon Salvatore). Bon. Que l'on veuille mettre dans son livre des choses qui nous ont plues dans d'autres romans, je veux bien. Le truc, c'est que lorsqu'on utilise des clichés de façon si totalement assumée, il faut être irréprochable sur le reste. Or ici, les clichés s'accumulent jusqu'à l'overdose. L'héroïne qui était pourtant si prometteuse s'avère devenir une fille totalement guidée par ses hormones en dépit de tout le reste.



Au delà des clichés, j'ai trouvé très dommage que la problématique de départ ne soit pas plus exploitée. Il y avait pourtant matière à de très intéressants dilemmes moraux. On aurait pu y trouver une réflexion sur l'immortalité, sur le prix que l'on est prêt à payer pour rester en vie. Malheureusement, rien de tout ça ici. D'ailleurs, l'héroïne souhaite être transformée en vampire pour fuir sa maladie, mais jamais elle ne s'interroge sur la condition de vampire. On ne sait rien d'eux avant les vingt dernières pages : d'où ils viennent, comment ils sont créés, quelles sont leurs faiblesses ? Tout ce que l'on sait, c'est qu'ils boivent du sang mais qu'ils peuvent marcher en plein jour. Et rien de tout cela ne fait se questionner Emma.



En fait, le pacte passé par l'héroïne (qui soit dit en passant, est tombé complètement à plat pour moi, puisqu'en définitive, il n'y a aucune notion de contrepartie), semble uniquement prétexte à une romance sans surprise et très clichée entre une humaine innocente et un vampire torturé. Là encore, ça aurait pu passer. Après tout, quand on lit de la bit-lit, on s'attend un peu à ce genre de paradigme. Mais ma frustration et ma déception sont à la hauteur de mes attentes et du potentiel de départ. Je trouve que le véritable intérêt de l'histoire (Emma et son rapport à la maladie, la peur de la mort) est laissé totalement à l'abandon. En plus, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Ni à Emma qui tombe amoureuse sans raison (qu'a-t-il fait pour lui plaire ?), ni à Andrew qui, même si l'on sent un lourd secret et que je sais que l'auteur a voulu en faire un homme au grand coeur sous des dehors antipathiques, n'a pas su se montrer suffisamment charmant pour me conquérir, ni même à Matthew qui s'est révélé bien trop peu charismatique et sans relief. J'ai apprécié malgré tout Nathan dont les réparties m'ont fait sourire.

Dernier point : les chapitres sont parfois entrecoupés par des passages du journal intime d'Emma. Elle souhaite effectivement conserver les souvenirs qui risquent de lui être retirés par sa maladie provoquant des pertes de mémoire. Là encore, ça aurait pu être un outil très intéressant pour ajouter du mystère, laisser entendre qu'il se passe des choses dont l'héroïne n'est pas pleinement consciente. Malheureusement, ces passages ne font que retranscrire certaines pensées d'Emma. Et comme la narration du livre est déjà à la première personne du singulier, ces sentiments ne sont pas des révélations, juste un résumé de son état d'esprit du moment. Dommage.

Le final relève un peu le niveau avec un retournement de situation bien amené et une révélation à laquelle je ne m'attendais pas. Je reste un peu sur ma faim quant aux pertes de mémoires expérimentées par Emma. Je voulais une plus grande révélation par ce biais, et là, le mystère reste entier. Peut-être le second tome offrira-t-il quelques réponses. Le tout est de savoir si ces interrogations sont assez grandes pour me pousser à vouloir lire la suite. Honnêtement, je n'en suis pas sûre...

Pour conclure, c'est un livre qui malgré un fort potentiel n'a pas su me séduire, la faute à de trop nombreux clichés et au manque de profondeur des personnages. J'ai pourtant fini le livre car le rythme est bon et le style, sans être particulièrement exceptionnel, sert bien l'histoire. Nine GORMAN doit à mon sens s'affranchir de ses inspirations pour nous offrir sa vraie vision d'auteur et créer un contenu véritablement intéressant.

Ma note :

Un palais d'épines et de roses de Sarah J. MAAS

Résumé :

En chassant dans les bois enneigés, Feyre voulait seulement nourrir sa famille. Mais elle a commis l'irréparable en tuant un Fae, et la voici emmenée de force à Prythian, royaume des immortels.
Là-bas, pourtant, sa prison est un palais magnifique et son geôlier n'a rien d'un monstre. Tamlin, un Grand Seigneur Fae, la traite comme une princesse.
Et quel est ce mal qui ronge le royaume et risque de s'étendre à celui des mortels ?
A l'évidence, Feyre n'est pas une simple prisonnière. Mais comment une jeune humaine d'origine aussi modeste pourrait-elle venir en aide à de si puissants seigneurs ?
Sa liberté, en tout cas, semble être à ce prix.

Avis :

J'ai vu cette tétralogie beaucoup tourner sur booktube donc j'ai décidé de découvrir cette auteur. 
Le 1er tome est en fait une réécriture de "la belle et la bête". Feyre vit en bordure du monde des faes. Si un traité est censé protéger les hommes des êtres qui vivent de l'autre côté de la barrière invisible, des rumeurs laissent entendre que la forêt n'est plus très sûre... C'est ainsi que Feyre tue sans le vouloir un fae sous forme de loup alors qu'elle chasse dans la forêt pour ramener de quoi nourrir sa famille. Son père ruiné et invalide a baissé les bras, et ses 2 soeurs en font le moins possible (à croire que Feyre est aussi un remake de Cendrillon). Alors, quand un fae entre dans leur demeure en demandant réparation pour le meurtre d'un des siens, Feyre n'a pas le choix : elle part avec lui pour éloigner la menace qui pèse sur ses proches. Elle s'attend à d'horribles souffrances, à un monde cruel et sournois. Pourtant, quand elle arrive en pays fae, rien n'est comme elle l'avait imaginé.
J'ai vraiment pris plaisir à cette lecture, particulièrement quand l'héroïne découvre la cour de Printemps, avec ses dangers tout comme ses beautés. Certains personnages secondaires ont ravi mon coeur, tel Lucien, l'ami fidèle un peu espiègle, et Rhysand... Un fae beau, dangereux, ténébreux, sulfureux. Dès sa première apparition, on comprend qu'il aura un important rôle à jouer. Je ne dirai rien de plus à son sujet pour ne spoiler personne, mais c'est sans aucun doute le personnage que j'ai le plus apprécié.

J'ai à l'heure actuelle lu les 2 premiers tomes de la série. Si le 1er tome m'a plu pour la découverte du monde féérique et l'action du dernier tiers du livre, le 2e tome fait la part belle à la romance. Certains passages m'ont paru longs. J'aurais voulu que tout s'enchaine un peu plus vite, et paradoxalement, une fois que ça a été le cas, j'ai été un peu déçue par le développement qui est fait autour de Feyre. L'héroïne devient puissante, trop puissante. Je pense qu'il y avait moyen de poursuivre l'histoire sans en faire une Mary Sue. En plus comme la tension entre les personnages retombe, ce qui me tenait en haleine n'existe plus.
Vous l'avez compris, je ne pense pas poursuivre cette série. Malgré tout, j'ai passé un bon moment et je ne regrette pas de m'être laissée tentée.

Ma note :

Prince captif de C. S. PACAT

Résumé :

Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s'empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s'allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l'homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr...

Avis :

J'avais beaucoup entendu parler de ce livre et les critiques positives quasi unanimes m'ont convaincue. Je me suis donc lancée dans cette trilogie. J'avais déjà lu un livre de romance homosexuelle masculine, mais là, j'avoue, je ne m'attendais pas à ça.
Si les scènes érotiques explicites sont bien dosées (dans le sens où elles ne prennent pas le pas sur l'histoire), j'ai été très gênée par le traitement de la sexualité dans cette histoire et je suis étonnée que ce point n'ait pas été soulevé dans la plupart des critiques que j'ai lues sur cette série.

Damen, prince de son état, est trahi par son demi-frère à la mort de leur père, et envoyé comme esclave au prince du royaume rival. Il est donc projeté dans un monde où l'homosexualité est la norme, où des pièces de théâtre mettent en scène des simulacres de viol pour plaire aux aristocrates, où les enfants vendent leurs corps à des hommes pour gagner un peu d'argent ou obtenir une certaine position sociale et s'extraire de leur misère.
Non mais really ? Et ça ne choque personne ? Je veux dire, on peut écrire des histoires avec ce genre de thème, mais là, ils ne sont absolument pas critiqués par les personnages. Les esclaves sexuels sont contents de leur sort et veulent être soumis, les actes de pédophilie sont décrits comme normaux et les enfants sont généralement montrés comme consentants et presque en demande, comme si c'était un jeu. Non, clairement, je n'ai pas adhéré. J'ai lu le 1er tome et survolé le reste.

Dommage, parce que les complots politiques et l'alliance entre Damen et Laurent étaient intéressants. L'alchimie entre les 2 personnages fonctionne bien : Damen est l'homme viril, droit et honnête, quand Laurent est plus stratège, fin et cynique. Ils doivent s'allier pour rester vivants à la cour, car à Vère aussi, la trahison est reine. L'intrigue tient donc la route et l'histoire est entraînante. Si la société imaginée par l'auteur avait fait montre de plus de subtilité et que les déviances sexuelles avaient été traitées avec plus de nuances, nul doute que j'aurais bien plus apprécié ma lecture...

Ma note :

Lux I : Obsidian de Jennifer L. ARMENTROUT

Résumé :

When we moved to West Virginia right before my senior year, I’d pretty much resigned myself to thick accents, dodgy internet access, and a whole lot of boring… until I spotted my hot neighbor, with his looming height and eerie green eyes. Things were looking up.
And then he opened his mouth.
Daemon is infuriating. Arrogant. Stab-worthy. We do not get along. At all. But when a stranger attacks me and Daemon literally freezes time with a wave of his hand, well, something… unexpected happens.

Traduction maison :

Quand nous avons déménagé dans la Virginie Occidentale juste avant ma dernière année de lycée, j'étais plutôt résignée à devoir endurer des accents à couper au couteau, un accès internet incertain et beaucoup d'ennui... jusqu'à ce que je remarque mon voisin super canon, avec sa taille impressionnante et ses étranges yeux verts. Les choses s'annonçaient bien.
Puis il a ouvert la bouche.
Daemon est exaspérant. Arrogant. Tête à claques. Nous ne nous entendons pas. Pas du tout. Mais quand un étranger m'attaque et que Daemon arrête littéralement le temps avec un mouvement de la main, eh bien, quelque chose... d'inattendu se produit.

Avis :

Série découverte grâce à Yolaine (que je remercie au passage !), c'est une bonne surprise. Histoire d'une romance du style "je t'aime, moi non plus" entre une jeune fille plutôt introvertie, et un garçon charismatique et horripilant. Tout cela est teinté de fantastique puisque Daemon s'avère être un alien dont Katie se rapproche lorsqu'elle découvre son secret (en principe farouchement caché aux humains).
La relation entre les deux personnages est sans aucun doute le point fort du roman. Katie oscille entre l'attirance qu'elle ressent pour Daemon, et l'exaspération qui l'envahit devant son caractère suffisant. Tout cela donne lieu à des scènes truculentes et la tension qui en résulte est très divertissante ! À cela s'ajoute une intrigue tournée science-fiction puisque Daemon n'est pas humain et que si lui se positionne comme étant un gentil alien, d'autres rôdent qui n'ont pas d'aussi bonnes intentions...
Le tout est servi par une narration à la première personne du point de vue de Katy, ce qui laisse place à des pensées un brin sarcastiques et pleines d'humour.
Une très bonne série dans le genre romance young Adult, pour passer un bon moment.

Ma note :

Kayla Marchal I : L'exil de Estelle VAGNER


Résumé :

Ironique destin que d'être née morphe... sans forme animale. Source de honte pour sa famille, Kayla Marchal, petite fille de l'alpha, est également considérée comme le maillon faible de la meute de la Vallée Noire. Aussi en est-elle chassée, elle qui n'a jamais mis un pied hors du territoire. Alors qu'elle commence à goûter à la liberté et à s'intégrer au sein d'un autre clan, les vrais problèmes commencent. Mais déjà trahie une fois par sa meute d'origine, à qui pourrait-elle se fier ? À Ian, le loup aussi beau qu'insupportable ? À Max, le renard au passé mystérieux ? Ou à Jeremiah, l'irrésistible humain ? Et ce fichu karma qui la prive de forme animale continue à se moquer d'elle, car tout le monde autour d'elle semble porter un masque... Inaptitude du passé et problèmes du présent vont venir, main dans la main, perturber la jeune morphe, avec des liens qu'elle était loin de pouvoir soupçonner.

Avis :

Tout d'abord, je salue le travail sur la couverture que je trouve superbe. Mais le contenu est-il à la hauteur ? Eh bien, tout dépend ce qu'on en attend.
L'idée de la morphe qui n'a pas de forme animale et qui est chassée de son clan, je trouvais ça intéressant. Mais malheureusement, je pense que je ne correspond pas au public visé. Ce livre est clairement destiné à un public adolescent. Le style et la mentalité de l'héroïne se dessinent sur un ton très léger, trop pour le thème. Déjà, j'ai été agacée par le schéma de la fille rejetée par tous qui, dès qu'elle change d'univers, se fait draguer par tous les hommes (au physique à tomber, ça va sans dire) qu'elle croise. Un peu de réalisme, par pitié... J'aurais aimé que ça soit abordé de manière plus adulte. Pourtant, j'admets avoir été happée par l'histoire malgré une intrigue dont le suspense est très vite retombé pour moi (la nature de Max et de Kayla, le mystère du chat, l'identité des méchants, tout ça, je l'ai deviné très vite). Tous les personnages ont des caractères bien définis, et chacun y trouvera son bonheur. L'humour mis en avant par la maladresse ou la pudeur de Kayla est rafraichissant. Dommage qu'il ne soit pas contrebalancé par un peu plus de maturité.
À conseiller pour des adolescentes fan d'histoires de loups-garous avec un fond de mythe et de pouvoirs surnaturels.
Ma note :

Half bad de Sally GREEN

Résumé :

Tout le monde l'ignore, mais notre monde abrite des sorciers. Des sorciers blancs, qui sont bons. Et des noirs, qui incarnent le Mal. Au milieu, il y a Nathan. Nathan, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs. Et dont la mère, grande sorcière blanche, est maintenant morte. Nathan fait peur, car il est différent. Bon ? Mauvais ? Nul ne le sait. À tel point que le Conseil des sorciers lui enlève de plus en plus de libertés. Pour finir par l’enfermer et le torturer. Nathan sait qu’il doit s’échapper avant ses 17 ans. Car, à 17 ans, tous les sorciers reçoivent leur don à travers une cérémonie. Et le seul à pouvoir pratiquer cette cérémonie est Marcus, son père. Nathan parvient à s'échapper, mais le plus dur reste à faire : retrouver son père. Comment faire quand tout le monde vous traque, et que vous ne pouvez avoir confiance en personne - pas même en votre famille ou en la fille que vous aimez ?

Avis :

Cette trilogie est un de mes coups de coeur de l'année 2018. Je suis consciente qu'elle ne peut pas plaire à tout le monde, mais moi, je suis conquise.
Vous noterez que j'ai affiché les couvertures de la version originale. Elles sont bien plus représentatives de l'histoire, à la fois par leur design et par le titre de chaque tome.
Niveau histoire justement, on démarre sur un prologue avec le héros qui parle à la 2e personne du singulier. J'ai vu que ça avait déstabilisé pas mal de monde, mais pour ma part, j'ai apprécié ce procédé. Si le début nous montre Ethan en fâcheuse posture, nous revenons ensuite sur son enfance pour expliquer comment il en est arrivé là, pour qu'à un point du récit, les 2 trames se rejoignent.
L'histoire raconte donc la vie d'Ethan, un jeune garçon élevé par sa grand-mère en compagnie de ses demi frère et sœurs. Leur mère décédée était une sorcière blanche tandis que son père est un dangereux sorcier noir avec de nombreux crimes à son actif. Ethan est donc mi-noir, mi-blanc, fait totalement inédit. Le conseil des sorciers ne sait que faire de lui et sa part de noirceur fait peur, voire suscite la haine et cela même au sein de sa propre famille.
Vous l'aurez compris, ce livre est une réflexion sur la différence et les préjugés. Il dénonce les atrocités commises au nom d'une cause que l'on croit juste, atrocités parfois encore plus horribles que celles qu'elles sont censées dénoncer. 
C'est un livre parfois dur, sans doute à ne pas mettre entre des mains trop jeunes car il parle de torture d'enfant, qu'elle soit physique ou morale. Et c'est surtout un livre tout en nuances, où rien n'est parfaitement bon ni méchant, mais au contraire, où tout se fond dans un dégradé de gris. 
Il y a de la romance aussi, une passion belle et douce qui sort des sentiers battus, pleine de poésie et de simplicité, sans tomber dans les clichés.
Et puis il y a la fin, qui ne trahit pas l'histoire. Elle à la hauteur de tout le reste, parfaite.


Ma note :

Winterhaven I : Refuge de Kristi COOK

Résumé : 

Hantée par les visions du meurtre de son père, Violette McKenna croit devenir folle. Elle déménage à New York avec sa mère, qui pense qu’ainsi, Violette réussira à retrouver une existence normale. Cependant, la jeune fille se rend rapidement compte que la sérénité à laquelle elle aspire est encore loin. En effet, les étudiants de Winterhaven, son nouveau lycée, possèdent eux aussi des facultés paranormales. Elle attire l’attention du séduisant Aidan et découvre que leurs destins sont inextricablement liés, et de la plus mortelle des façons.

Avis :

Au hasard de mes pérégrinations sur booktube, j'ai entendu parler de ce livre et le pitch m'a tenté. Il s'agit du 1er volume d'une trilogie (dont le dernier tome n'est pas encore sorti en français).
Si l'on commence par la couverture, son design fait assez enfantin, présumant d'un contenu destiné à un public relativement jeune. Et c'est bien le cas...
Violette est une jeune fille qui a des visions mais elle ne peut en parler à personne sous peine de passer pour folle. Après la mort de son père, elle déménage avec sa belle-mère qui répond à une opportunité dans son travail. C'est l'occasion pour Violette de rentrer dans une nouvelle école qui l'a inexplicablement attirée. Elle comprend rapidement que les élèves de Winterhaven ne sont pas comme les autres : ils ont des pouvoirs, tout comme elle. Si notre héroïne est heureuse de ne plus rien avoir à cacher à ses nouvelles amies, elle rencontre aussi un garçon pas comme les autres. Avec lui, elle va découvrir que le monde est encore plus étrange qu'elle ne l'imaginait.
Bon. L'idée de départ était intéressante : une école pour ados dotés de pouvoir paranormaux, il y avait un fort potentiel pour des histoires originales et rocambolesques. Malheureusement, au lieu d'exploiter ce filon, l'auteur choisit de se rabattre sur un thème plus "banal", dans le sens où il a déjà été beaucoup exploité. Difficile d'en parler plus sans spoiler, donc je m'arrêterai là, mais je regrette vraiment que l'idée de départ ne serve que de contexte et ne soit pas au centre de l'histoire.
Par ailleurs, on tombe encore une fois dans le cliché de l'histoire d'amour entre la nouvelle et le mec le plus séduisant du lycée, mystérieux et secret. Il souffle le chaud et le froid, mais c'est en fait pour protéger sa belle... Violette ne fait pas non plus preuve de beaucoup de personnalité. Toute son attention est tournée vers Aidan au détriment du reste.
On retrouve aussi très clairement des références à des livres ou séries (que je ne citerai pas pour maintenir le mystère) ce qui me fait regretter un peu le manque d'originalité globale.
J'ai également été un peu dubitative quant aux capacités de prémonition de Violette. J'ai toujours beaucoup de mal avec les histoires de retour dans le temps et les failles que cela peut créer. Ici par exemple : elle voit sa belle-mère faire face à un danger. Elle se voit en train de l'appeler au téléphone puis l'accident se produire. Du coup, logiquement, Violette tente d'éviter la catastrophe dans la réalité. Voila le paradoxe : si elle se voit dans sa vision en train de prévenir sa belle-mère, c'est qu'elle voit l'avenir tel qu'il sera alors même qu'elle est au courant grâce à une vision. Cela suppose qu'elle ne peut rien modifier. Or, lors de plusieurs autres prémonitions, elle change l'avenir. Où est la logique ?
Au final, j'ai été déçue par la tournure qu'a pris ce livre et je ne lirai pas la suite. Peut-être que les tomes suivants sont plus surprenants, mais je n'ai pas été suffisamment intéressée par celui-ci pour vouloir m'en assurer.

Ma note :